Ce qui a changé
The Lancet News rapporte que le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a averti lors de la Conférence de Munich sur la sécurité de 2020: « Nous ne combattons pas seulement une pandémie; nous combattons une infodémie. » Le récit, fondé sur le reportage de The Lancet News30565-X/fulltext), indique que les fausses nouvelles, la désinformation et les théories du complot étaient devenues répandues parallèlement au COVID-19.
Pourquoi c’est important
Un conseil de santé peut paraître net à l’écran tout en reposant sur des bases fragiles. Lorsque des affirmations non étayées sur le COVID-19 rivalisent avec des informations claires, il est utile de faire une pause avant de considérer un contenu général sur le bien-être comme une réponse personnelle. Les recommandations générales peuvent constituer un point de départ; les décisions de santé personnelles doivent être prises avec un professionnel de santé qualifié.
Évaluation de l’impact
Le coût immédiat concerne l’attention: des recommandations fiables sur le bien-être général doivent rivaliser avec la désinformation et les théories du complot. Cela peut accroître la valeur d’explications simples, fondées sur des sources, tout en compliquant la communication des voix de la santé publique, qui doivent consacrer du temps à préciser les limites autant qu’à partager des informations.
Au cours des prochaines semaines, cette pression pourrait modifier la présentation des informations de santé. Des frontières claires entre les conseils quotidiens sur le bien-être et les avis médicaux individualisés pourraient aider chacun à distinguer un simple conseil d’une situation nécessitant une aide professionnelle. Cette chaîne se rompt si les affirmations non étayées restent plus faciles à rencontrer ou plus convaincantes que des explications prudentes.
Scénarios
Nos perspectives (spéculation éclairée): le plus probable. Si la désinformation et les théories du complot restent répandues, les communicants en santé consacreront davantage d’efforts, au cours des prochaines semaines, à citer leurs sources en langage clair et à mieux expliciter les limites des informations générales sur le bien-être. C’est le scénario le plus probable, car le rapport présente la désinformation comme un défi parallèle, et non comme une question secondaire; des limites plus nettes pourraient réduire le risque qu’un conseil général soit pris pour des soins individualisés. Des messages identifiant leurs sources et orientant les questions personnelles vers des cliniciens iraient dans ce sens. Ce scénario serait affaibli si la désinformation n’était plus décrite comme répandue ou si la communication sur la santé n’avait plus besoin de se distinguer d’affirmations concurrentes.
Scénario favorable. Lorsque des informations claires sur le bien-être sont plus faciles à trouver et que les gens considèrent l’incertitude comme une raison de vérifier plutôt que de deviner, davantage de personnes pourraient utiliser les recommandations générales comme point de départ et demander un avis professionnel pour leurs décisions personnelles au cours des 6 à 12 prochains mois. Cela laisserait moins de place aux affirmations non étayées pour orienter les comportements. Des sources citées de manière cohérente, des limites explicites et des rappels de consulter un clinicien soutiendraient cette trajectoire; présenter un contenu général comme un substitut à un avis individualisé l’affaiblirait.
Scénario défavorable. Si les fausses nouvelles, la désinformation et les théories du complot restent répandues sans communication concurrente suffisamment claire, les choix en matière d’information sanitaire pourraient se fragmenter davantage au cours des 6 à 12 prochains mois. Certaines personnes pourraient s’appuyer plus fortement sur des récits complotistes, réduisant l’influence pratique de recommandations prudentes sur le bien-être général. Des descriptions répétées de la désinformation comme étant répandue et des exigences croissantes en matière de communication soutiendraient ce résultat; des informations crédibles systématiquement plus visibles l’affaibliraient.
Ce qu’il faut surveiller ensuite
Il convient de surveiller si l’OMS et d’autres communicants de santé publique continuent de décrire la désinformation comme un défi majeur lié au COVID-19 dans les prochaines semaines. Il faut aussi observer si les recommandations sur le bien-être indiquent systématiquement leurs sources et leurs limites, et orientent les personnes vers un clinicien pour les décisions personnelles plutôt que de se présenter comme un diagnostic, un traitement ou un résultat garanti.
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